Après un hiver rigoureux et studieux, les coureurs du RA affrontaient dimanche 15 mars leur premier grand rendez-vous de l'année
sur le parcours champêtre et ensoleillé des trente bornes de Saint Paër.
Sur les sept fidèles des entraînements du mercredi, ne manquaient qu'André Bougron blessé et Emmanuel Lailheugue occupé par les travaux de rénovation de sa trentième maison, un sacré parcours
aussi pour celui que l'on surnomme désormais dans notre ville : le bâtisseur!
Un brin de féminité agrémentait cette participation presque essentiellement masculine puisque Brigitte Michel participait à l'épreuve de marche de dix kilomètres.
Le printemps était de sortie mais nos compères n'ont pas bourgeonné d'égale façon.
La plus belle fleur a été produite par Notre Bailly Daniel qui a ramifié en 2h10m52s (13,754km/h, 42e/273classés, 22eV1/114). Une superbe performance pour ce coureur qui allie à l'efficacité
une élégance rare, particulièrement remarquée dans les vestiaires de la piscine où ses sous vêtements en peau de léopard frappent les imaginations.
Le deuxième bourgeon de qualité est l'oeuvre d'un autre V1, Laurent Algrain qui s'est épanoui à 2h15m35s (13,276km/h, 68e/273, 34eV1/114). Une progression de plus de douze minutes sur sa
performance de 2008, excusez du peu!
Enfin jamais deux sans trois, l'ultime glorieux bouton Michel Lecoeur n'est autre qu'un fidèle des trente bornes qu'il parcourt bon an mal an, aux alentours des deux heures trente.
L'âge ne parait pas avoir de prise sur ce vieux chêne dont la sève juvénile l'a poussé à franchir la ligne en retranchant une seconde à la barrière des deux heures trente : 2h29m59s (11,989km/h,
135e/273, 22eV2/58).
Malheureusement, quelques greffons n'ont pas pris.
Insuffisamment entraîné, Patrick Pallu ne savait plus très bien où il en était en arrivant en 3h2m54s (9,890km/h, 254e/273, 49eV2/58) loin de son faste de 2008 (2h31m24s). aux
dernières nouvelles, il cherche encore sa voiture.
Quant au président, qui aurait du être la branche maîtresse, disons le tout net, il a failli! Encore tout guilleret au vingtième kilomètre, le visage dirigé vers le soleil tel un tournesol,
il a perdu ses feuilles et s'est retrouvé nu bien avant le vingt-cinquième kilomètre au point de ne pouvoir finir. L'usure du pouvoir sans doute!
Loin de ces contingences, la première dame du RA : "à bien ri Michel", qui est à Joly ce que Hilary est à Clinton, marchait sereinement vers la 23e place de la marche, bouclant ses dix
kilomètres en 1h16m04s (7,888km/h, 2eV2).
L'explication selon laquelle son homme aurait arrêté pour assister à son arrivée et à celle des athlètes qu'il a préparés ne l'aurait pas convaincue.